" Le ciel était loin d'être clément, le col de Jau était complètement bouché et l'incertitude régnait dans la cour du château pour cette première de « Didon au gré des flots » d'après l'opéra de Purcell. Le public, venu du coin de la rue ou de Vallespir, Cerdagne ou plus loin encore était là, fidèle et prêt à affronter les intempéries. La décision est prise, “on y va !”. Quelques gouttes en début de spectacle ont perturbé l'accord des précieux instruments à cordes de la Fidelissima puis la magie a opéré, sur le pont d'un navire d'un autre âge, le chœur d'Opéra Mosset tout de noir vêtu et les solistes dans leur costume antique ont conquis le public emmitouflé dans des vêtements chauds et imperméables. La persévérance a payé. "

Article paru dans l'Indépendant (28 juillet 2011)

" On ne pratique pas le culte poussiéreux du respect à Mosset. On prend un opéra et on en fait parfois du Bruegel, parfois de l'opérette, parfois de la bande dessinée quand ce n'est pas de la satire sociale inspirée de l'actualité. Il y a tout cela et bien d'autres choses encore dans ce spectacle à nul autre pareil... Qu'on ne s'y trompe pas. L'opéra ne disparaît pas sous les inventions de la mise en scène et les libertés prises avec lui. La musique est bien là, même si Pierre Noack a dû l'adapter à un petit ensemble de cuivres, cordes et percussions et a appelé d'autres compositeurs en renfort. Les voix de Caroline Cartens (craquante et talentueuse Juliette), de Bassem Alkhouri (imposant et tendre Roméo), du Perpignanais Ludovic Provost (excellent Mercutio moulé de cuir), de Menno van Sloten (facétieux frère Laurent), de Florence Guillemat Szarvas (convaincante Rosaline punk), de Gerda van Zelm (amusante Gertrude) et de Lars Terray (étonnant Capulet) ont défié la tramontane avec des bonheurs inégaux pour nous emporter dans l'éternelle tragédie des jeunes amants de Vérone narrée par l'extraordinaire récitant qu'est Robert Eek. "

Bernard Revel ( La semaine du Roussillon , 29 juillet 2010)

Double vision d'Orphée aux Rois de Majorque avec l'Opéra Mosset

Délocalisé à Perpignan, le temps d'une représentation, au Palais des Rois de Majorque, ce nouveau spectacle proposé par toute l'équipe d'Opéra Mosset a remporté un succès fou vendredi soir. Quelque 1 300 personnes ont été sous le charme.

[...] cette double vision sur le fils du roi de Thrace Oeagre et de la muse Calliope a été amplement et brillamment servie, vendredi soir sur la scène du Palais des rois de Majorque, lieu de prestige s'il en est. Signé à la fois par C.W. Glück et J. Offenbach, ce spectacle à deux faces -première partie, magnifique et grave sous la plume de Glück ; seconde partie plus enlevée, plus joyeuse : la fantaisie à l'état pur selon Offenbach- a séduit environ 1300 personnes dont 200 à 300 assises sur la pelouse, faute de place sur les gradins ! "

V. Pons ( l'Indépendant , 3 août 2009)

"Le challenge était d'importance et l'ambition était grande. Mais les expériences précédentes et le talent du metteur en scène Albert Heijdens ont fait des miracles. Cette "Flûte Enchantée" est un enchantement d'un bout à l'autre. Tout en respectant rigoureusement la partition transposée pour ensemble à vents et le livret, Opéra Mosset propose une vision féerique et enjouée de l'œuvre du divin Mozart. 
Chaque tableau est une surprise où les couleurs vives, la splendeur des costumes, les ambiances habitent le décor idéal de la cour du château. Les chorégraphies et les mouvements parfaitement orchestrés sont un véritable chatoiement, à la fois baroque et onirique. Du point de vue esthétique c'est une réussite digne des plus grandes scènes. Mais tout cela n'aurait pas eu de sens sans la qualité des solistes et du chœur. Une Reine de la nuit qui ne connut aucune faiblesse dans l'aria du second acte, un Sarastro sans faille, un Papageno excellent dans la comédie, une Pamina pleine de charme, un Monostatos diabolique, un Pamino encore un peu tendre. Et sous la direction de Françoise Guitton, le chœur d'Opéra Mosset assurait vaillamment sa partie. 
Un merveilleux spectacle, tout public, qui bouscule tous les a priori sur l'opéra et démontre qu'avec le désir tout devient possible. "

J.M.C  (L'Indépendant , 26 juillet 2008)

"Début août, je suis allé à Mosset pour assister à l’une des représentations d’Opéra Mosset ; cette année, Don Quichotte, l’homme de la Mancha. J’ai passé un peu moins de deux heures absolument délicieuses. Quelques musiciens, un chœur, composé de femmes et d’hommes, accompagnent un homme doté d’une énergie époustouflante. […] 
Ce spectacle a été, à lui seul, une mise en abîme de l’histoire de Don Quichotte, dans le sens où cette troupe d’artistes, tel l’homme de la Mancha, nous a emmené avec elle dans sa création, dans son rêve (en)chanté, nous faisant passer du rire à l’émotion la plus palpable. Un merveilleux moment qui a été applaudi à tout rompre par un public conquis, tout comme je l’ai été aussi. 
Je sais que les artistes d’Opéra Mosset nous préparent aujourd’hui une version personnelle (mais néanmoins fidèle) de La Flûte Enchantée de Mozart. Je serai au rendez-vous, à l’été 2008 pour savourer encore quelques heures de magie !

Pour une approche républicaine de l’Opéra, c ’est-à-dire accessible à tous. "

Christian Bourquin, Président du Conseil Général

" C'est une aventure humaine comme on en voit peu. Tout est admirable et plus particulièrement la mise en son. C'est vraiment une production alliant l'enthousiasme, la générosité, au savoir-faire de professionnels, qui ont su créer ce magnifique spectacle."

Vincent Berthier de Lioncourt , Conseiller pour la musique de la DRAC du Languedoc-Roussillon (l'Indépendant du 4 août 2005)

" Outre le chœur d'Opéra Mosset, l'association a fait appel à des solistes de très grand talent qui n'hésitent pas à entrer dans la dynamique originale d'Opéra Mosset pour laquelle convivialité, amitié, bénévolat, sont les maîtres mots. Cette démarche libère beaucoup d'émotion et le public l'a bien ressenti lors des concerts où il a applaudi à tout rompre."

Article paru dans L'Indépendant (27 juillet 2004)

" Sans jamais tomber dans les travers trop fréquents du théâtre d'aujourd'hui, l'ensemble présentait bien cette qualité esthétique que l'on espère sans jamais montrer cette recherche que l'on redoute. La qualité des concepteurs y est pour beaucoup ; l'enthousiasme, le bonheur communicatif des acteurs amateurs, et professionnels, des musiciens, de tous les intervenants et du public a fait le reste. Certains puristes auraient peut-être préféré une interprétation plus classique, des voix plus académiques, mais l'amoureux d'opéra que je suis ne peut que se réjouir d'une approche qui est celle propre à retrouver un vrai public populaire : celle d'un spectacle complet, réunissant toutes les formes d'expression artistique ce qui, me semble-t-il, était ce soir le cas. [...] "

Pierre Dufrène (« courrier des lecteurs » de la Semaine du Roussillon , 21 août 2003)